S'identifier - S'inscrire - Contact


Elections fédérales de juin 2010

Comme lors de chaque échéance électorale, nous nous lançons dans le débat.
Mais nous n'avons pas les forces vives des partis politiques et comme les délais sont très courts, nous devrons nous limiter dans nos démarches.
Néanmoins, nous vous offrons déjà sur ce site un rassemblement d’informations et d’actualités sur les élections fédérales de juin 2010.

Bonne lecture

L'équipe de l’Observatoire indépendant de l’Environnement en Brabant wallon.

Consultez également notre avertissement aux lecteurs et commentateurs.





les élections 2010 dans la presse


Agorati


Journée internationale pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes

• Les nouvelles des partis francophones • Jeudi 25/11/2010 • Version imprimable

Source :

Cette Journée internationale pour l'élimination de la violence à l'égard des femmes, proclamée pour la première fois par les Nations-Unies en 1999, est l'occasion pour le Mouvement Réformateur de rappeler qu'il faut des peines plus sévères pour lutter contre ce véritable fléau et aussi s'attaquer aux racines du mal. Un fléau fait de violences conjugales, de violences intrafamiliales, de mutilations génitales, de soi disant «crimes d'honneur» et de mariages forcés qui sont le lot quotidien de millions de femmes.  La violence contre les femmes constitue la violation la plus répandue des droits humains dans le monde. Les violences conjugales constituent en Belgique la première cause de mortalité des femmes de 15 à 44 ans, avant le cancer et les accidents de la route. Une femme sur cinq en sera victime au moins une fois dans sa vie. Cette année, 47.000 dossiers de plaintes ont été ouverts. Près de 140 plaintes sont déposées chaque jour dans notre pays. Selon une estimation d'Amnesty International, 70 femmes décèdent, en moyenne, chaque année, en Belgique, des suites de violences conjugales et une femme sur huit est victime de violences conjugales. Amnesty International, précise dans son mémorandum de juin 2009 que 16.000 faits de violences conjugales ont été enregistrées en Région wallonne en 2007 et que l'on estime que 340.000 femmes en seront victimes au cours de leur vie. On estime qu'une femme sur cinq est victime de la violence en Europe et que les agresseurs sont majoritairement des membres de la famille ou des proches. Ainsi, selon l'Organisation mondiale de la santé (OMS), environ 70% des femmes victimes d'homicide ont été tuées par leur compagnon... Les violences conjugales touchent toutes les classes sociales, tous les âges et toutes les cultures. Il faut sortir ces violations des droits fondamentaux du silence et des tabous qui les entourent et soutenir effectivement les victimes. Si des mesures ont bien été mises en place, la réalité montre, hélas, qu'elles restent insuffisantes et qu'elles doivent s'inscrire dans le long  terme. En Europe, selon les pays, de 20 à plus de 50% de femmes sont victimes de violences conjugales. Il faut davantage sensibiliser le monde policier et judicaire à un meilleur contrôle préventif et suivi répressif de ces pratiques.

C'est pourquoi le député fédéral MR Denis Ducarme a déposé une proposition de résolution demandant le port du bracelet électronique pour les conjoints violents en Belgique afin de contrôler les déplacements des hommes condamnés pour violence et faisant l'objet de mesures d'éloignement de leurs compagnes ou de leurs ex-compagnes. Selon l'Unicef, les mutilations génitales féminines concernent 130 millions de femmes et de jeunes filles à travers le monde et l'on estime qu'au moins 3 millions de jeunes filles sont menacées par des mutilations chaque année. La migration internationale a étendu ces pratiques en dehors du continent africain; il s'agit à présent d'un sujet de préoccupation en Europe. Les chiffres manquent pour mesurer l'ampleur du phénomène en Belgique. On évoque cependant le nombre de 3000 victimes et on estime que 200 petites filles naîtraient chaque année, en Belgique, pouvant être victime de mutilations génitales féminines car naissant ou vivant dans une famille à risque, c'est-à-dire originaire d'un pays pratiquant l'excision. Les mutilations génitales revêtent un caractère particulièrement cruel et les conséquences tant psychologiques que les complications nombreuses sur le plan de la santé font que l'on ne peut ignorer ce problème, ni s'abstenir de prendre des mesures qui s'imposent pour mieux lutter contre ce phénomène. Ainsi le Groupe MR de la Chambre a déposé une proposition de résolution visant à lutter contre les mutilations génitales féminines. Cette proposition demande notamment la prise en charge des chirurgies réparatrices pour les femmes victimes de ces pratiques, une formation continue sur les mutilations génitales pour les différents professionnels travaillant avec les communautés concernées et d'envisager la faisabilité d'un examen des organes génitaux externes et la vérification de leur intégrité dans l'examen médical des services de prévention infantile et des services scolaires. Le MR soutient bien entendu l'action «Osez dire non» initiée par les fonctionnaires fédéraux pour lutter contre la violence à l'égard des femmes, aider les victimes à se faire entendre, et dénoncer les faits de violence dont chacun peut être témoin. Dans le cadre de la journée internationale pour l'élimination de la violence à l'égard des femmes, l'Institut pour l'égalité des femmes et des hommes a proposé aux Services Publics Fédéraux de porter ce 25 novembre 2010, en nombre, un t-shirt identique et durable et ainsi d'afficher un message commun fort: «je dis non aux violences à l'égard des femmes». Pas moins de 12 services publics et 10 cabinets ministériels participent à l'action. Rappelons que la date du 25 novembre fut choisie comme journée symbolique de lutte contre les violences faites aux femmes en mémoire des trois sœurs Mirabal, militantes dominicaines brutalement assassinées sur les ordres du chef de l'Etat, Rafaël Trujillo. Toujours dans le cadre de cette Journée internationale pour l'élimination de la violence à l'égard des femmes, Corinne De Permentier, Présidente des «Femmes Réformatrices» rappelle que certaines mesures ont bien sûr été prises, telles:  

La loi du 4 juillet 1989 réprimant le viol entre époux. 

La loi du 24 novembre 1997 visant à combattre les violences au sein du couple.

La loi du 30 octobre 1998 sous l'angle des comportements harcelants introduisant dans notre Code pénal l'article 442 bis. En effet, la violence peut être psychologique. Cette loi vise à réprimer le harcèlement moral.

La loi du 22 mars 1999 modifiant la loi du 29 juin 1964 concernant la suspension, le sursis et la probation permettant au juge de prescrire des peines alternatives (imposer des mesures de traitement et de guidance ou éventuellement d'interdire à l'auteur des violences d'approcher la victime).

La loi du 28 janvier 2003 visant à l'attribution du logement familial au conjoint ou au cohabitant légal victime d'actes de violence physique de son partenaire, et complétant l'article 410 du Code pénal. Cette loi a poursuivi le travail entamé en 1997 en attribuant le logement familial au conjoint ou au cohabitant légal victime d'actes de violence physique de son partenaire. D'autre part, cette même loi porte à un an d'emprisonnement la peine maximale encourue par l'auteur de coups et blessures volontaires.

Circulaire du 3 avril 2006  «Circulaire Tolérance zéro»  visant à  lutter plus efficacement et de manière concertée contre la problématique des violences intrafamiliales.   

Création de Praxis Asbl.       

Malgré l'adoption de ces diverses législations, Corinne De Permentier insiste sur la nécessité d'avoir une politique de prévention qui s'attaque aux racines des violences contre les femmes et aux causes des inégalités entre les sexes. Elle rappelle également l'importance du rôle des institutions telles, le CPAS, la Police, la Justice,... C'est chaque jour et ensemble qu'il faut agir. Le MR et Corinne De Permentier continueront à défendre les principes élémentaires d'égalité et à tout mettre en œuvre pour les concrétiser.

Articles portant sur des thèmes similaires :