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Elections fédérales de juin 2010

Comme lors de chaque échéance électorale, nous nous lançons dans le débat.
Mais nous n'avons pas les forces vives des partis politiques et comme les délais sont très courts, nous devrons nous limiter dans nos démarches.
Néanmoins, nous vous offrons déjà sur ce site un rassemblement d’informations et d’actualités sur les élections fédérales de juin 2010.

Bonne lecture

L'équipe de l’Observatoire indépendant de l’Environnement en Brabant wallon.

Consultez également notre avertissement aux lecteurs et commentateurs.





les élections 2010 dans la presse


Agorati


Didier Reynders: L’impact du plan d’aide européen à la zone euro, un risque inférieur à Dexia

• Les nouvelles des partis francophones • Mardi 11/05/2010 • Version imprimable

Source :

L'impact pour les contribuables belges du plan de soutien européen à la stabilisation de la zone euro est inférieur au risque consenti par la Belgique pour la banque Dexia lors de la crise bancaire et financière, a indiqué mardi dans un entretien au journal «Le Soir» Didier Reynders, Vice-Premier Ministre et Ministre des Finances. «Le risque pour la Belgique, au cas où l'aide devrait être activée, porte sur un montant de 15 à 20 milliards d'euros, soit cinq à six fois moins que ce nous avons consenti pour Dexia,» a précisé Didier Reynders. Le Gouvernement fédéral avait prévu une somme de 90 milliards d'euros pour Dexia. «Mais ces garanties n'ont pas été utilisées, elles arrivent à échéance fin juin, et nous finirons même par générer un bénéfice dessus, puisque l'Etat a encaissé des primes versées par les banques,» a poursuivi le Ministre MR. Didier Reynders se réjouit de la réaction des marchés au plan d'aide européen de 720 milliards d'euros adopté dans la nuit de dimanche à lundi: «Je ne dirais pas que nous nous attendions à une réaction de pareille ampleur, mais c'est évidemment ce que nous recherchions.» Mais le travail ne s'arrête pas là, a encore expliqué Didier Reynders: «Nous devons travailler sur deux plans. D'abord, bien sûr, il faudra mettre en place des mesures de lutte contre les mouvements spéculatifs. J'ai discuté notamment avec Michel Barnier (Commissaire européen chargé des Services financiers) de la création d'une agence européenne de notation financière, et de l'introduction de mesures de taxation sur les transactions financières. Mais ce qui est beaucoup plus important, c'est de corriger les éléments de fond en matière de déséquilibre des finances publiques. N'oublions pas que c'est là l'origine de la crise: la Grèce a laissé filer son déficit jusqu'à 14%, en publiant de fausses statistiques ! Maintenant, c'est au Portugal et à l'Espagne d'annoncer des mesures complémentaires de consolidation budgétaire.» L'essentiel des efforts doit porter sur les réformes structurelles, et pas juste sur le budget: «Les premiers Etats en crise sont ceux qui souffrent d'un différentiel de compétitivité avec les autres Etats de la zone euro. Je ne suis pas opposé à ce qu'on étale un peu sur la durée l'effort de réduction du déficit budgétaire : mais seulement à condition que cela aille de pair avec un vrai travail sur l'amélioration de la compétitivité. Sinon, les mesures budgétaires ne servent à rien. On devra mener ce débat.» C'est pour cette raison que Didier Reynders plaide pour un retour à l'équilibre budgétaire en Belgique, «pas trop vite, mais à condition qu'on aborde les problèmes de fond. J'espère que la crise servira à faire comprendre qu'il faut une vraie politique économique et sociale, en matière de santé, de pensions, de recherche, et pas seulement rester les yeux rivés au budget. Ce que nous venons de faire, ce n'est pas juste de sauver la Grèce : nous avons stabilisé les choses dans toute la zone euro, et ce faisant, nous avons évité une catastrophe non seulement financière, mais des pertes de pouvoir d'achat, d'emploi, etc.»

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